Observatoire de la Dynamique Côtière de Guyane
Face à l’accélération du changement climatique et à l’intensification du recul du trait de côte, l’État renforce en 2026 son dispositif d’accompagnement des territoires littoraux à travers le Fonds d’accélération de la transition écologique dans les territoires (Fonds vert).
L’édition 2026 du cahier d’accompagnement (version 4.1 – avril 2026) confirme et structure une ambition forte : permettre aux collectivités d’anticiper, planifier et organiser la recomposition de leurs territoires littoraux.
Ce dispositif s’inscrit dans la mise en œuvre de la Stratégie nationale de gestion intégrée du trait de côte (SNGITC) et de la loi Climat et Résilience du 22 août 2021.
Le Fonds vert s’articule autour de trois niveaux complémentaires d’action :
Cet axe finance :
Objectif : améliorer la compréhension fine des dynamiques d’érosion pour mieux anticiper les évolutions futures.
Cet axe soutient :
Objectif : outiller les collectivités pour intégrer le recul du littoral dans leurs documents d’urbanisme et leurs choix d’aménagement.
C’est l’axe opérationnel du dispositif. Il finance notamment :
Objectif : accompagner le passage à l’action et la transformation concrète des territoires littoraux.
Le recul du trait de côte est désormais reconnu comme un phénomène durable et évolutif, nécessitant une réponse d’aménagement à long terme.
La logique portée par le Fonds vert 2026 repose sur plusieurs principes forts :
Les projets éligibles couvrent un large spectre d’actions :
Le Fonds vert intervient sous forme de subventions :
Les projets doivent être portés par des collectivités ou leurs groupements, et s’inscrire dans les communes identifiées comme exposées à l’érosion dans les décrets de référence.
Au-delà du financement, le Fonds vert constitue un véritable cadre de transformation des politiques littorales. Il encourage :
Les porteurs de projets peuvent retrouver :
Avec cette nouvelle version 2026, le Fonds vert confirme un changement de paradigme : le littoral ne se protège plus seulement, il s’adapte et se recompose.
Pour les territoires ultramarins comme la Guyane, la Guadeloupe ou la Polynésie française, ces outils représentent une opportunité majeure pour construire des stratégies d’adaptation cohérentes, durables et ancrées dans les réalités locales.